Docteur Hibbert : le blog

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samedi 15 novembre 2008

Variations sur le 24ème caprice de Paganini


Variations by Andrew Lloyd Webber

Ah ! Les variations sur le 24ème caprice de Paganini, par Julian Lloyd Weber, frère de Andrew Lloyd Weber, le compositeur de ces 23 variations pour son frère Julian, qui les joue ici même au violoncelle.

Une oeuvre fort sympathique... mais on peut se laisser piéger. Ceux qui confondraient avec un simili-concerto pour violoncelle risquent d'être déçus parce qu'il n'est pas toujours en première ligne, et dans certaines de ces variations, on ne l'entend pas tellement.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas Andrew Lloyd Weber (le compositeur) : c'est lui qui a composé la musique de "don't cry forrrr me Argentiiiiina..." ou "Jesus Christ superstar".
Je ne connais pas tellement autre chose de lui, outre ces variations, dont il a écrit 2 versions : une avec orchestre symphonique, que nous avions donné il y a maintenant 2 ans avec l'OSUN et Delphine Biron au violoncelle, et une avec orchestre pop que vous avez sur cette vidéo.
Le problème majeur est le synthé en son "orgue électrique" qui donne l'impression d'un son digne d'un show case dans les magazins U (citation de François Morel...). Ca vieillit mal le synthé, et ça ancre bien l'oeuvre dans le temps, c'est à dire, les années 70-80. L'orchestre traditionnel, lui, est plus intemporel...

lundi 11 août 2008

La Mort Intime de Marie de Hennezel

Un post tous les ans, voilà la régularité sur un blog !

Je voulais mettre un petit mot sur ce livre, La Mort Intime, de Marie de Hennezel. Il était temps que je le lise, depuis le temps que j'en entendais parler ! Pour ceux qui ne connaîtraient pas du tout, il s'agit d'un ouvrage de référence sur l'accompagnement du mourant. C'est un livre-témoignage où l'auteur, psychologue et psychanalyste, relate différentes expériences vécues auprès des patients, saupoudrées de réflexions personnelles.

En ayant tout juste fini de lire ce livre, j'ai un sentiment mitigé.

D'un côté, je dois reconnaître que le boulot de la psychologue est d'une utilité incontestable. Que l'accompagnement tel qu'il est fait semble apaiser les gens,diminuer les tensions et parfois même, guérir des symptômes somatiques de façon spectaculaire (confusion, récupérations motrices etc.)

De l'autre, je ne peux pas m'empêcher de penser qu'au-delà de cette efficacité incontestable, l'investissement de Marie de Hennezel est trop important. Disons qu'il me semble hors de question dans mon avenir professionnel (dans l'hypothèse pas forcément improbable où je puisse faire de la cancéro) d'accompagner les patients comme elle le fait elle. Je ne crois pas que ce soit la place du soignant d'embrasser ses patients, d'aller à leur domicile pour les veiller jusqu'à leur mort, de prier avec les patients. Ce qui est sûr, c'est qu'on ne peut pas demander cela d'un médecin. Je ne pourrai pas dire si l'on doit attendre cela d'un psychologue.
Il se pose donc la question de la "place" ou du "rôle" du médecin. C'est une question longue et complexe que je ne me vois pas détailler maintenant. Peut être est-ce à chacun de se faire sa propre définition de la place qu'il doit avoir. Personnellement, je ne me vois donc pas veiller des gens que je ne connais pas, qui ont une vie derrière elle que je ne peux pas soupçonner... C'est le rôle des proches, de la famille. Après, sur ce point, tout est affaire de concepts qui nous sont propres.
Sur la forme, l'ouvrage est écrit dans un style que je trouve pompeux. J'ai l'impression que les descriptions sont toujours lourdes, comme si l'auteur se forçait à trouver en permanence des adjectifs pour qualifier des situations qui n'en auraient peut être pas besoin. Au bout d'un moment, j'ai fini par remarquer ces accumulations.
Enfin, le champ lexical dominant est religieux : rite (on doit bien trouver ce mot plusieurs dizaines de fois dans ce livre !), âme, prière, bénir, sacré... Même si la mort est empreinte de religion chez beaucoup de gens. Après, ce ne saurait être un reproche, même si je ne partage pas les convictions de l'auteur, puisqu'elle a écrit là un ouvrage personnel, un témoignage personnel. Cependant, on aurait presque l'impression qu'il faut savoir chanter des prières et réciter des Notre Père pour bien accompagner les mourants. Comme je ne me reconnais pas du tout là dedans, c'est certainement pour ça que ça m'a gêné.
Je m'attendais à un ouvrage plus objectif en fait, donnant des conseils pour faire face à un mourant, en tant que potentiel médecin. Je trouve un livre personnel. J'en tire cependant encore l'enseignement que parfois, des symptômes peuvent s'amender de façon quasi-inexplicable, quand on prend le temps de comprendre la situation. Globalement, je trouve que Marie de Hennezel, par son immense implication, manque un peu de recul.
Certainement, des gens ne vont pas être d'accord avec moi... Mais, c'est normal !

jeudi 9 août 2007

Estuaire 2007 : biennale d'art contemporain

Je suis étudiant à Nantes et j'y ai passé pour la première fois un week end de touriste, ce qui m'a permis de voir pas mal d'expos de la biennale d'art contemporain Estuaire 2007.


Je voulais voir le canard gonflable géant : il est dégonflé. Je voulais voir la maison flottante de Lavau : elle s'est noyée ! Mais j'ai pu voir d'autres choses...

* SVAYAMBH de Anish Kapoor

Dans le musée des Beaux Arts de Nantes, l'artiste a installé une piste longue de 20 mètres disons (j'ai toujours eu du mal à apprécier les distances, ça doit être parce que je suis astigmate)sur laquelle se situe un gigantesque bloc de cire (de 3-4 m de long, 4 m de haut et la largeur est celle de la piste). Le bloc a parcouru le trajet de la piste, est passé à travers les arches. Il s'est fait raboter et a laissé son empreinte de cire sur les arches. Il en reste sur la piste un gros bloc de cire qui a la forme d'une bûche de Noël géante (à la framboise) Il s'agirait d'une allégorie de l'histoire et de la mémoire. Mémoire dans le sens où le bloc a pris la forme de l'arche (mémoire de la forme). Histoire peut être parce que tout étant figé, on reconstitue l'histoire passée de ce bloc (le fait qu'il soit passé à travers les arches... Enfin, je suppose) J'ai adoré cette oeuvre géante.

* LA GALERIE DES MACHINES de Pierre Orefice et François Delarozière

L'éléphant géant et la branche prototype font partie d'Estuaire 2007 même s'ils resteront après. Si vous passez à Nantes, faire un petit tour d'éléphant (il marche pas vite !) est une façon originale de voir un beau panorama de la ville. J'aime bien ce mix entre l'univers de Jules Verne et celui de De Vinci.

* REVE MUNICIPAL de Bevis Martin et Charlie Youle.

Il s'agit d'une installation des objets stockés dans les hangars municipaux et qui ne sortent qu'une fois par an. Vous verriez le nombre d'urnes et d'isoloirs qui servent à Nantes !!! Quelques vieux bancs d'école également...

* HOTEL NANTES de Tatzu Nishi

J'ai habité à deux pas de cette oeuvre d'art et comme il y avait toujours une queue monstre, je n'y ai jamais été. Il s'agit d'une véritable chambre d'hôtel (toutes les nuits sont réservées) construite autour de la fontaine de la place Royale. Ca permet d'avoir un regard neuf sur la fontaine, d'autant plus qu'elle a été récemment restaurée.

* ONDULATION de Thomas Mcintosh

Une note de musique produit une onde qui se propage dans un bassin d'eau éclairé et rétroprojeté sur une toile géante. La note change en timbre et en intensité ce qui donne une oeuvre cinétique (je crois que c'est le terme officiel) et plutôt jolie, même si la note peut parfois casser les oreilles...

Il y a plein d'autres oeuvres et c'est souvent gratuit. Si vous passez dans le coin, profitez-en !

jeudi 28 juin 2007

Arrêt sur images : la fin...

Je ressucite (je n'ai jamais su comment écrire ce mot, et pour une résurrection, je dois dire que ça part assez mal, orthographiquement parlant !) mon blog que (et je le savais) je n'ai pas pu tenir régulièrement... Quoiqu'il en soit, c'est mon petit espace d'expression que je conserve.
Bref, tout cela pour vous faire part de la fin d'arrêt sur images. Qu'on l'aime où pas, cette émission est nécessaire dans le PAF. Je ne vais pas refaire tout l'argumentaire, vous trouverez beaucoup d'infos sur le sujet par le biais de google.
Une pétition a été mise en place contre la suppression de cette émission phare de France5, il y a déjà plus de 100 000 signataires. Vous joindrez-vous à eux...

mercredi 4 octobre 2006

A méditer

A François Hollande, de Dominique Galouzeau de Villepin…

On ne peut pas mélanger les carottes et les choux-fleurs

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